"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 23 août 2016

Saint Antoine d'Optino: Enseignements choisis (1)

PENSÉES

Ne soyez pas confus parce que de sombres pensées vous troublent souvent, car les pensées sombres, comme des nuages ​​d'automne, viennent l'une après l'autre et assombrissent tout. Mais ensuite, elles passent et le ciel reste clair et agréable. Et nos pensées vagabondent, elles errent dans le monde entier, mais l'esprit reste planté à sa place, et puis il est calme, et l'âme devient joyeuse. Mais notre esprit, erre ici et là, devient habitué à la prière de Jésus, brève mais souvent répétée, que Dieu vous accorde l'habitude de la dire, et alors vos jours seront brillants.

OBÉISSANCE

Quand le Christ le Sauveur Lui-même a été obéissant, iI ne l'a pas été pendant une courte période de temps, mais jusques à la mort. Par conséquent, si nous sommes toujours obéissants, nous serons toujours heureux. Mais pour notre douleur, la passion cruelle de l'amour de soi a fait de notre volonté une volonté de fer, à savoir inflexible à l'obéissance: souvent, il nous semble que nous sommes intelligents, et que nous pouvons voir les choses mieux que d'autres le peuvent, etc.

JEÛNE

La Sainte Eglise déclare: jeûner n'est pas éviter la nourriture, mais rejeter tout mal, contrôler la langue pour éviter les paroles vaines et le bavardage inutile, modérer la colère, et s'abstenir de la luxure, du mensonge et de la flatterie. Quiconque jeûne de cette façon, son jeûne est agréable à Dieu.

FETES RELIGIEUSES

La poursuite de notre vie est la continuation de la miséricorde de Dieu envers l'homme, et donc les anniversaires et les jours de fête onomastique devraient être menés non pas tant par du bruit et des célébrations dissipées que par la piété.

COMMUNION

Il est très salutaire pour nourrir votre âme avec l'Eternel et le Pain Sacré. Si une personne doit mourir le jour même où elle a communié aux Saints Mystères, les saints anges recevront son âme dans leurs mains, pour l'amour de la Communion, et elle passera en toute sécurité à travers les barrières des péage aériens.

JOIE

Il y a de la joie dans le souvenir fréquent de Dieu, comme il est écrit: Je me souvins de Dieu et je me réjouis(Ps 76: 4.).

IRRITABILITÉ

Vous devez faire tous les efforts pourvois retenir, afin de ne pas acquérir la fâcheuse habitude de perdre votre sang-froid. Ce vice insupportable n'est pas aussi remarqué en soi-même comme chez les autres, et ceux qui se mettent en colère pour rien sont dignes du feu de la géhenne.

PLAINTES

Se plaindre contre Dieu se produit la plupart du temps avec des gens qui sont orgueilleux ou fous.

Quoi qu'il nous arrive, ne se fait pas sans la permission de Dieu, comme le dit le juste Job : L'Eternel a donné, et l'Eternel a ôté. Béni est le Nom de l'Eternel (Job 1:21). Et donc, comme lui, nous devons endurer des expériences désagréables dans la vie et nous retenir de nous plaindre, et ne pas dire: "Pourquoi en est-ilainsi, et non autrement?"


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

lundi 22 août 2016

Sur le blog de Maxime


(source)

Force est de constater qu'il y a une similitude incontournable entre un organisme, une société et une personne.
Les éléments négatifs, mauvais, mortifères sont là, présents, prêts à surgir, dès que le contexte le permettra. Dès qu'un déséquilibre s'installe dans un système par une faiblesse et une incohérence des éléments régulateurs, alors surgissent en effet  et se répandent au grand jour ces éléments mortifères. L'occasion leur est donnée d'agir, de se propager, de devenir plus forts et leur pouvoir de destruction s'exerce en toute impunité de façon dangereuse et  de plus en plus difficile à réfréner.


Ainsi en est-il dans un organisme  maintenu en bonne santé, où la flore microbienne en différents lieux de l'organisme est normalement maintenue en équilibre. Il est nécessaire que soit inhibée la prolifération de bactéries commensales pathogènes et potentiellement dangereuses, préexistant depuis très longtemps dans l'organisme, en compagnie des favorables à la santé dans un équilibre vital. Si les défenses immunitaires de l'organisme sont affaiblies par négligence, l''organisme n'est plus capable de lutter efficacement contre la prolifération et la colonisation de ces éléments pathogènes et alors s'installe un désordre incoercible pouvant aller jusqu'à devenir mortel. Il faut alors faire appel  un remède radical pour venir en aide efficacement à la restauration d'une bonne santé faute de quoi on peut en mourir. Et il arrive que les médicaments fassent alors des "dégâts collatéraux" peu souhaitables mais inévitables. On dit alors qu'il vaut mieux prévenir que guérir…


Ainsi en est-il dans une société où les criminels (de quelque origine que ce soit) dont une certaine quantité coexiste inévitablement avec les facteurs de cohésion sociale  est maintenue avec vigilance dans des limites "raisonnables" et dont la capacité de nuisance est strictement limitée par un ordre complexe concernant tous les éléments d'équilibre : une culture commune stable et forte, des valeurs consensuelles, une morale individuelle et sociale, des règles de savoir-vivre entre générations, entre hommes et femmes, entre étrangers et indigènes, la police, l'armée, la justice… Ainsi les éléments potentiellement destructeurs du bon ordre et dangereux pour la vie des citoyens, ne peuvent qu'exceptionnellement apparaître pour faire la démonstration de leur nocivité et de leur capacité de nuire à tous. Si par irréalisme, négligence, laxisme, fausses perspectives, idéologies contre nature, ou manque de discernement, on laisse proliférer ces nuisances sans y remédier, un chaos mortel peut très bien s'installer et il devient alors nécessaire et inévitable d'employer "la manière forte" pour éviter la guerre civile et il est rare que le retour à l'ordre se fasse sans une brutalité peu souhaitable…
Ainsi en est-il chez une personne… "car il n'est personne qui vive et ne pèche pas"  comme il est  dit clairement dans la prière pour les défunts de l'Église Orthodoxe. Il suffit de s'observer un peu pour constater qu'il y a chez l'homme autant de capacités de pécher que de vivre selon les commandements divins. Non seulement nous retombons dans les mêmes péchés (la pratique de la confession le montre assez) mais nous pouvons constater avec horreur que certains péchés oubliés depuis longtemps peuvent resurgir dans certaines situations "favorables" voire que l'on peut commettre des péchés que l'on n'avait jamais commis auparavant et que l'on ne pensait pas pouvoir commettre… Ce n'est pas un hasard si les Pères de l'Église conçoivent l'Église comme un hôpital des âmes. Notre capacité de nous écarter considérablement de Dieu coexiste  - et coexistera malheureusement sans doute jusqu'à notre mort  - avec notre capacité de nous rapprocher de Dieu. C'est alors à nous de favoriser notre équilibre et notre bonne santé spirituelle par notre vigilance de tous les instants, faute de quoi notre négligence laissera le champ libre à nos mauvais penchants connus, ou ignorés de nous, et alors s'installera le chaos en nous.  C'est bien de cela dont parlent tous les grands spirituels de notre Tradition orthodoxe, quand ils nous avertissent qu'une lutte sur tous les fronts doit être menée sans relâche, que les vertus doivent être cultivées faute de quoi la porte sera grand ouverte à tous les vices.
Notre âme est un organisme, une société, pour lesquels nous devons faire preuve de vigilance et de discernement et de régulation, faute de quoi nous laisserons s'installer un chaos mortifère. Et le "remède de cheval " à appliquer alors est un remède bien adapté à chacun dont seul Dieu a le secret …
Oui, dans le domaine spirituel, il en est de même que dans le domaine sanitaire ou social, mieux vaut prévenir que guérir.

Mais notre médecine spirituelle traditionnelle orthodoxe est  efficace pour nous maintenir ou restaurer cette bonne santé spirituelle. L'expérience et la transmission de nos Anciens qui ont lutté vaillamment  jusqu'à leur mort contre leurs mauvais penchants, les mystères prodigués par notre Église orthodoxe  auxquels nous sommes conviés à participer le plus assidument possible, la "Prière de Jésus, tout cela est bien utile pour maintenir à l'esprit notre propre et constante capacité de nuire et pour exercer cette vitale vigilance pour conserver la santé de notre âme et la fortifier.
Maxime le minime

Sur le blog d'Albocicade: A propos de Bible et d'orthodoxes


Il y a quelques années, des protestants du village m'ont demandé d'écrire un petit article pour leur bulletin paroissial, présentant la relation des orthodoxes à la Bible. En effet, travaillant (en dilettante, il est vrai) depuis des années sur le texte biblique et son histoire, rédigeant à l'occasion des commentaires bibliques, je semblais tout indiqué. Or, c'est précisément pour ces raisons que j'ai eu le sentiment d'être fort mal placé pour en parler : mon rapport au texte biblique est bien trop particulier, atypique. C'est pourquoi j'ai alors demandé à Alexandre Sergueievitch, le parrain de la Jeune Cigale s'il acceptait de se charger de cette tâche. Après quelques hésitations, il accepta.

C'est ce petit article, qui parut alors dans le bulletin réformé local, que je vous partage aujourd'hui : je croyais l'avoir fait avant...

La Bible et les orthodoxes….

Le terme "Bible" n'est pas courant pour un orthodoxe. Parlons-lui plutôt d'Ecriture Sainte et il ressentira là ce qui est une composante essentielle de sa pratique religieuse et de sa foi.
Plus souvent qu'une Bible complète, l'orthodoxe aura chez lui les Evangiles, parfois accompagné d'un psautier ; toutefois l'ensemble des textes de l'Ecriture est présent dans toutes les manifestations de sa foi. Elle constitue la trame essentielle de toute la vie orthodoxe, prière personnelle, vie liturgique, célébrations, enseignement…

La prière que son Eglise enseigne à l'orthodoxe, principalement basée sur les psaumes, est toutefois imprégnée réminiscences provenant de toutes les parties de l'Ecriture. La sanctification du temps (heures, vêpres, matines) est axée autour de la lecture du psautier. Toute cérémonie comporte la lecture d'un texte évangélique, toujours assurée par un clerc.

La lecture des textes à l'église se fait "recto tono" ou en psalmodiant, afin de ne pas laisser transparaître les sentiments personnels du lecteur : il s'agit avant tout de s'imprégner du texte beaucoup plus que d'en entreprendre une interprétation…

L'architecture intérieure de l'église elle-même reflète la présence de l'Ancien et du Nouveau Testament : l'iconostase – qui sépare le sanctuaire de la nef – comporte, encadrant l'image du Christ, celles des artisans de notre salut : un rang pour les prophètes et les saints rois d'Israël, un rang pour les apôtres.

Aussi, et même si les Sociétés d'Edition spécialisées, les "groupes d'étude biblique" ou les gros commentaires exégétiques ne sont pas caractéristiques de la pratique des orthodoxe, on peut affirmer que l'Ecriture est un constituant majeur, constamment présent, de la foi orthodoxe.

A. S. N.

Recension: Vient de paraître dans la collection Apostolia Junior: « Un martyr après les persécutions. Saint Jean Chysostome »


La collection « Apostolia Junior », des éditions de la Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale, destinée aux enfants et adolescents, s’enrichit d’un nouveau titre : « Un martyr après les persécutions. Saint Jean Chysostome ». Le contenu est moins restrictif que le titre puisqu’il s’agit d’un récit de toute la vie, riche et pleine de rebondissements, de saint Jean Chrysostome, qui a été adapté par Ghisaine Brunet au style des ouvrages destinés à la jeunesse. Ce livre de 138 pages au format de poche et à la graphie aérée, a été publié avec la bénédiction du métropolite Joseph.

dimanche 21 août 2016

Saint Père Porphyrios: La Toute Sainte Mère de Dieu.


Notre Eglise honore hautement notre Panaghia [id est la Toute Sainte Mère de Dieu]. J'aime beaucoup notre Panaghia. Quand j'étais jeune sur la Sainte Montagne, je l'aimais beaucoup. J'avais une petite icône de la Panaghia sous mon oreiller. Matin et soir, je l'embrassais. Je vivais avec elle jour et nuit. Quoiqu'il m'arrivât, j'avais recours à elle. Que puis-je vous dire? Elle est mieux qu'une mère. Il n'y avait rien d'autre que je voulais plus au monde. Elle avait tout.

Notre Eglise honore hautement notre Panaghia. Elle lui rend hommage et chante sa louange plus que celle de tous nos saints. Un hymne dit: "Réjouis-toi, toi qui es après Dieu, toi qui viens après la Trinité." Qui vient après la Sainte Trinité? Qui est celle qui vient après Dieu? C'est notre Panaghia, la Très Sainte Génitrice de Dieu. La Sainte Trinité vient d'abord, et notre Panagia est seconde. Elle a cette place, elle qui est "plus honorable que les Chérubins et bien plus plus glorieuse que les Séraphins," notre Mère, la Très Sainte Génitrice de Dieu.


L'icône sacrée de la Vrefokratousa ("Celle qui est avec l'Enfant"), "l'Axion Estin, [ Il est digne...]" est la sainte patronne de la Sainte Montagne, "l'Ephestios de l'Éphestion." Qu'est-ce que cet "ephestios" signifie? Il signifie "epi étain Estian" ("du foyer"). Les Grecs anciens croyaient aux dieux du foyer. Au centre de la maison était un foyer, sous lequel il y avait des statues des dieux, où personne ne pouvait leur nuire. Au dessus de tous les  ephestios est notre Panaghia!



Autrefois nous donnions de l'importance aux temples anciens. Nous pouvons le faire maintenant aussi bien, mais, bien sûr, afin de voir comment les anciens adoraient Dieu. Ceci est ce que l'apôtre Paul fit, quand il parla à Aréopage. Il ne commença pas à parler dès le premier instant de Dieu, de la Panaghia etc, mais de leur propre arsenal il prit les flèches et les lança aux Athéniens, en commençant par le Dieu inconnu.

Paul, debout au milieu de l'Aréopage, dit: " Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription: A un dieu inconnu! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous annonce." (Actes 17: 22-23.)

Nous devons apprendre ces choses par cœur. "Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité" (Jn. 4:24). Il est notre être, notre souffle.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Ta Propre Croix!

samedi 20 août 2016

Arthur H. Hugues: Ankara s'en prendra-t-elle au patriarche Bartholomée?


Arthur H. Hugues a servi comme ambassadeur américain au Yémen en 1991-1994, après quoi il est devenu sous-ministre adjoint au Secrétaire d'Etat aux Affaires du Proche-Orient. Il a également été sous-secrétaire adjoint à la Défense pour le Proche-Orient et pour l'Asie du Sud et il a occupé de nombreux autres postes pour le service extérieur des Etats-Unis, y compris à titre de chef de mission adjoint à Tel-Aviv.

Au moins depuis l'époque de Mustafa Kémal, les chrétiens orthodoxes de Turquie ont subi des répressions de la part de l'Etat. Des milliers de chrétiens turcophones durent émigrer. En 1971, le séminaire théologique de Halki fut fermé. La diffusion de littérature orthodoxes et les activités missionnaires de toute nature sont interdites. Dans une tentative d'encourager le patriotisme et d'obtenir un soutien plus large de la partie conservatrice de la société, le gouvernement turc a essayé de construire des relations avec les nationalistes, dont les plus radicaux s'en sont même pris à plusieurs tentatives au patriarche Bartholomée! [le patriarche Bartholomée Ier de Constantinople est le 270e archevêque et l'archevêque actuel de Constantinople et le patriarche œcuménique, depuis Novembre 1991.]

Il n'est pas étonnant alors qu'une telle situation induise le Patriarcat à établir des liens étroits avec l'élite politique américaine. Des congrégations aux États-Unis et des dons des entrepreneurs américains d'origine grecque sont les principales sources de revenus pour le Patriarcat œcuménique. A son tour, Washington considère l'état de la minorité religieuse en Turquie comme une carte maîtresse dans le jeu diplomatique pour faire pression sur Ankara. De plus, étant primus inter pares [Premier parmi des égaux] parmi les chefs des autres Églises autocéphales, le patriarche œcuménique de Constantinople peut affecter l'ensemble du monde orthodoxe. Et, évidemment, le renseignement américain ne pouvait pas manquer une telle occasion .

Ainsi, l'un des membres du lobby américano-israélien au Patriarcat de Constantinople est le père Alexandre Karloutsos, le chargé des affaires publiques auprès de l'archevêque Dimitrios. Grâce à ses liens avec des responsables de haut niveau et à des milliardaires gréco-américains, il est essentiellement la seule personne qui contrôle le flux d'argent des États-Unis au Phanar, et cela lui donne de larges possibilités d'exercer une pression sur le Patriarcat œcuménique. 

D'autre part, Karloutsos a également de bonnes relations avec l'ancien directeur de la CIA George Tenet, et le prédicateur Fethullah Gülen coopérant avec les services de enseignements américains. Cela signifie que le montant du financement est directement lié à la façon dont s'acquittent avec succès les têtes du Patriarcat accomplissant les tâches qu'ils reçoivent de leurs superviseurs américains.

En outre, le patriarche Bartholomée a personnellement a rencontré Gülen, ou Hoca Efendi, comme il l'appelle, un assez grand nombre de fois. Ils se sont rencontrés par exemple,  le 6 Avril 1996 pour discuter des perspectives de dialogue interreligieux. C'était avant que Gülen ait fui aux États-Unis avec l'aide du diplomate Morton Abramovitz, les agents de la CIA Graham Fuller et George Fidas, et le Père mentionné ci-dessus Alexander Karloutsos.

Le patriarche de Constantinople a loué Gülen en 2012 quand il a pris part à une réunion de l'Association des Journalistes et Ecrivains (GYV) fondée par le prédicateur turc. 

Environ un mois avant l'événement, le Chicago Tribune a publié une interview avec Bartholomée dans laquelle il a hautement apprécié les efforts de Gülen pour développer le dialogue interreligieux et favoriser l'intimité entre les religions "pour le bénéfice de l'humanité." Puis, une semaine après la réunion de l'Association, le 13 mai 2012 dans une interview consacrée au prix que Bartholomée a reçu du Roosevelt Institute, le Patriarche a mentionné publiquement son amitié avec "Hoca Efendi" [Gülen]: "Nous l'aimons vraiment. Nous espérons qu'il reviendra bientôt." Tout un chacun devrait se demander la raison pour laquelle le patriarche de Constantinople a évoqué l'irrecevabilité des offices religieux musulmans à Hagia Sophia seulement le 11 Juillet. Un mois après qu'ils aient commencé - et seulement 4 jours avant la tentative de coup d'état?

Est-ce que le gouvernement turc à réalisé son échec après la récente tentative de coup d'Etat? Essaiera-t-il de gagner le patriarche orthodoxe à sa cause ou exercera-t-il une répression à son encontre? 

De toute évidence, il serait beaucoup plus facile pour Erdogan de couper le financement étranger de la minuscule communauté orthodoxe turque pour se débarrasser pour de bon de celui-ci. D'un autre côté, la coopération avec son propre patriarche orthodoxe pourrait donner à la Turquie de nouvelles possibilités pour améliorer sa réputation et étendre son influence dans le monde orthodoxe. Les autorités devraient-elles enfin reconnaître le statut œcuménique du Patriarcat de Constantinople?

Malheureusement, il serait extrêmement difficile de justifier une telle décision en ce moment. Au lieu de consolider les Eglises orthodoxes, le Concile tenu en Juin en Crète les a simplement aliénées. Nous avons vu le patriarche Bartholomée incapable d'unir le monde orthodoxe. En outre, il est apparu que son influence n'affecte même pas la moitié des chrétiens orthodoxes! Les raisons en sont son autoritarisme, son opiniâtreté et son hostilité envers l'Eglise orthodoxe russe.

Un tel fait diminue la valeur du Patriarcat pour ceux qui sont au pouvoir en Turquie. Et le patriarche Bartholomée ne semble pas avoir beaucoup de temps pour tenter de changer la situation.


Version française Claude LOPEZ-GINISTY
d'après
citant

vendredi 19 août 2016

Saint Nectaire d'Egine: Le malheur de l'athée


De toutes les personnes, l'athée est la plus malheureuse parce qu'il a été privé de la seule bonne chose sur terre: la foi, qui est un véritable guide vers la vérité et le bonheur. 

L'athée est la personne la plus malheureuse parce qu'il est privé d'espoir: le bâton de marche essentiel nécessaire pour cheminer à travers le long chemin de la vie. 

L'athée est la personne la plus malheureuse parce qu'il est privé de l'amour humain, qui apaise le cœur qui souffre. 

L'athée est la personne la plus malheureuse parce qu'il a été privé de la beauté divine de l'image du Créateur, que l'Artiste Divin a gravée à l'intérieur de l'homme et que dévoile la foi.

L'œil de l'athée ne voit dans la création rien d'autre que le fonctionnement de processus naturels. 

L'éclat et la beauté magnifique de l'image du Créateur Divin restent cachés et indétectables pour lui. Comme il jette un regard sans but sur la création, nulle part il ne découvre la beauté de la sagesse de Dieu, nulle part il ne voit l'omnipotence de Dieu, nulle part il n'observe la bonté et  la Providence de Dieu, nulle part il ne discerne la justice et l'amour du Créateur pour la création. 

Son esprit n'est ni capable de monter plus haut que le monde visible, ni capable d'atteindre au-delà des limites de la matière physique. 

Son cœur reste anesthésié et indifférent devant la divine sagesse et la puissance de Dieu toujours présentes. En lui, n'existe même pas le moindre désir d'adorer le Seigneur. Ses lèvres restent fermées, sa bouche silencieuse, et sa langue immobile. Son âme ne chante aucun hymne, aucune doxologie, ou louange comme expression de gratitude envers Dieu.

La paix de l'âme et la sérénité du cœur ont été supprimées par l'incrédulité; à la place, le deuil a inondé la profondeur de son être. 

La joie, que la personne fidèle éprouve d'exécuter les commandements divins de Dieu, et le grand plaisir dont elle jouit de la vie d'une façon éthique, sont des sentiments inconnus pour l'athée. 

La joie que la foi donne au croyant n'a jamais été ressentie par le cœur de l'athée. 

L'assurance qui découle de la foi dans la Providence de Dieu, ce qui soulage l'homme de l'angoisse des soucis de la vie, est une puissance inconnue de lui.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 18 août 2016

La Troisième guerre Mondiale:




Un pèlerin demanda à un moine, "Quand la Troisième Guerre mondiale se produira-t-elle, et pourquoi?"

Le moine répondit: "Ce qui est le plus important est le "pourquoi". Le plus grand problème dans le monde aujourd'hui n'est pas le péché - même si en effet les péchés sont de plus en plus nombreux que dans le passé. 

Le plus grand problème est que ce qui est un péché est considéré comme vertueux, et ce qui est vertueux comme péché. Cela nous empêche de nous repentir de ce qui est vraiment un péché, et par conséquent nous ne pouvons plus améliorer notre caractère.

"Dieu, par conséquent, comme un Père aimant, cherche à arrêter ce mouvement dans la mauvaise direction. Il essaie d'abord de le faire avec de sages paroles d'instruction et d'admonestation, mais de nos jours, personne (ou peut-être très peu) n'écoute Ses paroles ou les suit, II doit donc entrer d'une manière très dynamique dans l'Histoire.

Cela ne signifie pas que Dieu fait se produire la guerre, mais plutôt que la guerre est le résultat inévitable du rejet de Sa Grâce, qui est la seule chose capable de garder la haine et le mal en échec, y compris les guerres désastreuses de l'homme. Et la grande souffrance que nous voyons déjà n'en est que le début.

"C'est la raison pour laquelle vous ne devriez pas être trop préoccupé par "quand" et par d'autres détails, mais plutôt vous repentir et prier pour la paix parce que, néanmoins, le temps est en effet proche."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Monastère Orthodoxe de Solan

mercredi 17 août 2016

Laurence Guillon: Vassily Bourandassov



Le statut d'un intellectuel russe dans Facebook:
Vassily Bourandassov:

"Les gens à qui il échoit de vivre dans une époque de transition ressemblent beaucoup à des oiseaux privés de nid. 

On nous a tous chassés de nos maisons dans le froid glacial, et laissés à la merci du destin. Et nous avons peur des changements, il y en a eu trop. 

Nous avons besoin d’une maison. Solide, chaude et à nous.

Là où les changements sont rares et les traditions, consacrées par la mémoire de nombreuses générations, sont saines et simples. 

Chaque génération est capable de survivre à une révolution. Une fois, parce que toute révolution est une fracture de la colonne vertébrale.
Nous en avons subi eux, un changement de système et la fin de l’empire. Et nous avons derrière nous deux guerres mondiales, la révolution, la guerre civile, les répressions, les famines, les répressions, des régimes brisés, la destruction de classes entières. 

En tant que nation, nous nous sommes surpassés, car nous avons survécu.
Peu l’auraient pu, mais nous avons survécu.

Le Seigneur fait quelque chose pour la Russie, nous sommes moins une leçon pour le monde qu’un ferment de quelque chose de très important pour son avenir. 

Aucun peuple du XX° siècle n’a souffert autant que le peuple russe.

Et il me semble que maintenant, quand rien n’est encore terminé, quand nous nous tenons encore dans ce froid, le plus important, c’est notre sentiment de compassion les uns pour les autres.

Nous sommes tous dans la même situation.

Et nous mourrons gelés, si notre sentiment bien compréhensible d’irritation, d’inquiétude, de colère, de désarroi triomphe de notre sentiment de compassion pour ceux qui sont à nos côtés.

Essayons de ne pas geler à mort.

C’est peut-être cela qu’attend de nous le Christ. 

Car il est ici. Il est toujours là où sont la douleur et la peur.

C’est la douleur du peuple, la douleur de l’enfantement. 

A sa suite viendra la joie.

Dieu ne châtie pas ceux qui n’ont pas d’espoir."

(Voici pourquoi j'aime la Russie, je crois en elle et je pars la rejoindre).


Jean-Claude LARCHET: Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Vie de saint Sava »


Saint Nicolas Vélimirovitch, Vie de saint Sava, 2e édition revue et corrigée, traduction par Lioubomir Mihailovitch, introduction par Jean-Claude Larchet, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 198 pages.
Il y a de nombreuses années, les éditions L’Age d’Homme avaient publié simultanément deux traductions différentes de La Vie de saint Sava de saint Nicolas Vélimirovitch. Alors qu’elles sont épuisées depuis longtemps, la meilleure d’entre elles vient d’être reprise dans la collecion « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dans une 2e édition revue, corrigée et légèrement augmentée par les soins de Lioubomir Mihailovitch.
Le talent exceptionnel d’orateur et d’écrivain de l’évêque Nicolas, qui lui a valu le surnom de « Chrysostome serbe », se manifeste de manière particulièrement brillante dans cette Vie somptueuse, consacrée à celui qui, par un destin exceptionnel ménagé par la Providence divine, joua un rôle primordial pour développer le monachisme au Mont-Athos et dans les Balkans, et surtout pour donner à l’Église serbe ses premières et plus solides fondations, contribuant aussi considérablement à son rayonnement dans le monde orthodoxe. Grand organisateur de la vie ecclésiale en général et monastique en particulier, saint Sava ne fut pas seulement un héritier de sang royal mettant toute sa fortune au service de l’Église, devenant ainsi le prototype en Serbie d’une longue lignée de saints rois et princes faisant de même avant, souvent, de couronner spirituellement leur existence terrestre par le choix de la vie monastique. Il fut aussi un très grand spirituel, héritier de la tradition hésychaste, qui constitue un modèle pour l’Orthodoxie universelle.
Débutant comme un conte merveilleux (« Il y a fort longtemps, vivait un jeune prince. Il était exceptionnellement intelligent, riche et beau… »), écrite dans un style lyrique très poétique et empreinte d’une profonde spiritualité, cette Vie se lit de bout en bout comme un roman passionnant.
Fils du roi de Serbie Nemanja, le prince Rastko (1174-1235), pourvu de tous les dons et de tous les biens de ce monde, renonça au brillant avenir auquel il était promis dans le monde et s’enfuit du palais paternel à l’âge de dix-sept ans pour devenir moine au Mont-Athos sous le nom de Sava. Mettant à profit l’autorité que lui conférait sa prestigieuse ascendance ainsi que les nombreux dons que lui faisait parvenir sa famille, il s’activa très tôt à développer le monastère de Vatopaidi, qui l’avait accueilli, et à soutenir d’autres monastères dans le besoin. Dix ans plus tard, son père, le roi Nemanja qui avait de son côté œuvré avec succès à l’unification de la Serbie jusqu’à en faire l’un des plus puissants royaumes d’Europe centrale, renonça au pouvoir et aux privilèges de son état pour embrasser la vie monastique sous le nom de Syméon, s’installant quelques mois au monastère de Studenica avant de rejoindre son fils au monastère de Vatopaidi ; il était alors âgé de quatre-vingt quatre ans. Tous deux se mirent à restaurer le monastère de Chilandar, dépendance de Vatopaidi alors abandonnée, acquirent son indépendance auprès de leur parent l’empereur de Byzance, et en firent l’un des plus beaux et des plus grands monastères de l’Athos. Après avoir mené une vie monastique courte mais exemplaire, Syméon s’endormit dans le Seigneur, âgé de quatre vingt-sept ans ; le myrrhon qui s’écoula depuis lors de ses reliques témoignant visiblement de sa sainteté. Sava de son côté n’était pas seulement un bâtisseur : il menait une vie ascétique particulièrement exigeante et aimait à se retirer dans l’hésychastère (appelé Mislionica) qu’il fit construire près de Karyès à l’intention des moines de Chilandar qui souhaitaient mener une vie plus isolée et plus austère. C’est contre son gré qu’il dut continuer à participer à la gestion du monastère de Chilandar et qu’il dut œuvrer à régler les conflits qui opposèrent ses frères Stéphane et Vukan à la suite de l’abdication de leur père. Il fut ensuite appelé par son frère Stéphane, devenu roi, à développer l’Église serbe. Il devint d’abord higoumène du monastère de Studenica, près duquel il bâtit un hésychastère semblable à celui qu’il avait fondé sur la Sainte Montagne et dans lequel il avait également l’habitude de se retirer pour se consacrer entièrement à la prière. Puis il construisit le monastère de Žiča, avant de retourner au Mont-Athos. Face à deux forces qui menaçaient la religion du peuple serbe – à l’extérieur la pression des Latins partis à la conquête de l’Orient, à l’intérieur celle de l’hérésie bogomile (une résurgence du messalianisme) qui se développait dangereusement –Sava ressentit la nécessité de fonder une Église serbe indépendante et forte. Il obtint de l’empereur et du patriarche de Constantinople qu’un archevêque y fût nommé (il fut lui-même désigné, contre son gré, pour remplir cette fonction), puis que fussent créés des diocèses sur le territoire du royaume, et enfin que l’Église serbe devînt autocéphale, ce qui fut accordé en 1219. Il fut consacré primat de l’Église serbe au monastère de Žiča tandis que le même jour son frère Stéphane était solennellement intronisé roi de Serbie. Stéphane devait malheureusement mourir en 1228, et Sava eut fort à faire pour empêcher que le royaume ne fût disloqué par les rivalités qui opposaient ses neveux. Il réussit à sauvegarder ce que son père et son frère avaient réalisé, et entreprit alors un long pèlerinage en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. C’est au retour de ce pèlerinage, en 1235, alors qu’il traversait la Bulgarie et s’apprêtait à rentrer en Serbie, qu’il tomba malade et mourut. Il fut vénéré immédiatement comme un saint. Durant sa vie monastique, non seulement il avait toujours mené une vie irréprochable et gardé la même règle de vie austère dans toutes les circonstances, mais il avait manifesté de nombreux charismes et accompli beaucoup de miracles. Son tombeau, au monastère de Mileševa fut l’objet d’une grande vénération de la part non seulement du peuple orthodoxe des Balkans, mais de la population musulmane elle-même, et cela pendant trois siècles et demi, avant qu’un pacha moins éclairé et tolérant que ses prédécesseurs n’en prenne ombrage et n’ordonne, en 1595, de brûler le corps du saint. Le souhait qu’avait toujours eu saint Sava de mourir en martyr pour le Christ se réalisa ainsi après sa mort.
La Vie de saint Sava par l’évêque Nicolas est un chef-d’œuvre littéraire, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion. C’est en même temps un récit historique qui nous instruit sur la situation politique et religieuse de l’époque, et sur l’édification du royaume et de l’Église de Serbie. C’est aussi et surtout une œuvre spirituelle qui évoque de manière détaillée le mode de vie monastique (en particulier au Mont-Athos, saint Sava ayant transposé en Serbie le typikon liturgique et la règle monastique athonites) et qui présente l’exemple édifiant d’un homme qui sut renoncer à tout ce que les hommes recherchent généralement dans ce monde – la richesse, le pouvoir et la gloire – pour consacrer toute sa vie à Dieu.
Jean-Claude Larchet
NB : La librairie de L’Âge d’Homme sise à Paris rue Férou ayant été fermée suite à la vente des locaux, c’est le dépôt de la maison d’édition, sis à Levier dans le département du Doubs, qui gère désormais les commandes, qui peuvent toujours être faites par le site internet de la maison d’édition. Commander les livres directement à la maison d’édition permet de la soutenir en lui évitant le prélèvement de 60% du prix du livre pratiqué par les diffuseurs et distibuteurs extérieurs.

mardi 16 août 2016

Sur le site PRAVMIR: Photos du Tzarévitch-Martyr Alexis


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The Grand Duchesses Olga Tatiana Marie and Anastasia with their baby brother the Tsarevich Alexei aboard the imperial yacht The Standart.
Цесаревич Алексей с сестрами на императорской яхте “Штандарт”
В Ливадии
В Ливадии
С великой княжной Анастасией Николаевной и няней
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с великой княжной Марией Николаевной
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С великой книжной Анастасией Николаевной
С великой княжной Анастасией Николаевной
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С великой книжной Анастасией Николаевной
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С великой книжной Анастасией Николаевной
С великой княжной Анастасией Николаевной
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С великими княжнами Татьяной Николаевной и Ольгой Николаевной
Цесаревич Алексей в могилевской Ставке
Цесаревич Алексей в могилевской Ставке
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С В.Н. Деревенко
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Великие княжны Мария, Ольга, Цесаревич Алексей, А.А. Вырубова, Великие княжны Татьяна, Анастасия и Софья Буксгевден. Июль 1912 г.0f

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Цесаревич Алексей Николаевич с сестрой Великой Княжной Татьяной Николаевной, Царское село, 1917 год
С великой княжной Татьяной Николаевной, Царское село, 1917 год